Dimanche 2 mars 2008
L’Interview de Ramon Mateo, vainqueur de l’Open A (02-03-08)
LW : Tu avais envisagé éventuellement de faire nulle sans vraiment jouer ?
MR : Absolument pas. La situation n’était pas entièrement claire avant la dernière ronde. Et puis j’ai vu que Kasparov avait gagné. Non, ma stratégie de tournoi était de jouer pour gagner. Et puis « if something happens, something happens » (Nous laissons ici en anglais dans le texte cette phrase que Ramon Mateo répètera plusieurs fois pendant notre court entretien – en français : si quelque chose doit arriver, ça arrive). Et puis j’étais en grande forme.
LW : Un mot sur tes débuts ?
RM : J’ai appris les règles à l’âge de sept ans. Et puis à partir de là j’ai beaucoup joué avec des amis de mon âge.
LW : Tu étais dans un club ?
RM : Non. Dans mon pays (la République Dominicaine), il n’y a pas de tradition échiquéenne. Les sports de masse sont le baseball et le basket.
LW : Peux-tu nous parler un peu de ton entraînement ? Es-tu professionnel ?
RM : Non ! Je travaille avec ma femme qui est artiste peintre. Il m’arrive donc de ne pas jouer aux échecs pendant d’assez longues périodes. Mais j’ai à mon actif d’assez bons résultats : nulles avec Chirov et Radjabov par exemple.
LW : Tu travailles avec l’ordinateur ?
RM : Non. Surtout avec des livres. J’aime beaucoup les ouvrages de John Watson sur la stratégie. J’utilise également le volume « Tactique » de l’encyclopédie. A vrai dire je ne voyage qu’avec ces ouvrages-là. Sinon, j’ai été aussi très marqué par Petrossian qui est sans doute mon joueur préféré.
LW : Que réponds-tu aux gens qui disent que c’est un joueur ennuyeux ? (rires)
RM : Que ce n’est pas le cas ! Ou plutôt qu’ils sont trop influencés par une conception spectaculaire des échecs (avec des attaques, des sacrifices etc.). Mais il n’y a pas que cela.
LW : Nous allons te libérer. Tu as bien mérité un peu de repos. Mais avant cela une dernière question : quelles sont tes ambitions aux échecs et tes projets ?
RM : Mon ambition principale est de devenir Grand-Maître. J’ai déjà fait mes trois normes, mais mon classement n’atteint pas encore les 2500 points requis. C’est vraiment l’objectif immédiat. Et dès la semaine prochaine je joue à Saint Sébastien. Et puis comme j’ai 50 ans, je pense que j’arrêterai bientôt pour passer plus de temps encore avec ma famille.
LW : Merci Ramon. Encore bravo pour cette victoire bien méritée !
RM : Merci à vous.
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La Webzette : Bonjour Ramon. Merci d’accepter de nous répondre quelques minutes après la fin de ta longue partie contre Miladinovic. Mais tout d’abord
félicitations ! Comment te sens-tu ? Peux tu nous parler de cette dernière ronde ? Ramon Mateo : Je me sens très bien. Très bien ! La partie était une Sicilienne. J’ai joué un système que j’avais déjà employé avec succès contre Lazaro Bruzon (GM cubain) et je pense que mon adversaire a été surpris. |
LW : Tu avais envisagé éventuellement de faire nulle sans vraiment jouer ?
MR : Absolument pas. La situation n’était pas entièrement claire avant la dernière ronde. Et puis j’ai vu que Kasparov avait gagné. Non, ma stratégie de tournoi était de jouer pour gagner. Et puis « if something happens, something happens » (Nous laissons ici en anglais dans le texte cette phrase que Ramon Mateo répètera plusieurs fois pendant notre court entretien – en français : si quelque chose doit arriver, ça arrive). Et puis j’étais en grande forme.
LW : Un mot sur tes débuts ?
RM : J’ai appris les règles à l’âge de sept ans. Et puis à partir de là j’ai beaucoup joué avec des amis de mon âge.
LW : Tu étais dans un club ?
RM : Non. Dans mon pays (la République Dominicaine), il n’y a pas de tradition échiquéenne. Les sports de masse sont le baseball et le basket.
LW : Peux-tu nous parler un peu de ton entraînement ? Es-tu professionnel ?
RM : Non ! Je travaille avec ma femme qui est artiste peintre. Il m’arrive donc de ne pas jouer aux échecs pendant d’assez longues périodes. Mais j’ai à mon actif d’assez bons résultats : nulles avec Chirov et Radjabov par exemple.
LW : Tu travailles avec l’ordinateur ?
RM : Non. Surtout avec des livres. J’aime beaucoup les ouvrages de John Watson sur la stratégie. J’utilise également le volume « Tactique » de l’encyclopédie. A vrai dire je ne voyage qu’avec ces ouvrages-là. Sinon, j’ai été aussi très marqué par Petrossian qui est sans doute mon joueur préféré.
LW : Que réponds-tu aux gens qui disent que c’est un joueur ennuyeux ? (rires)
RM : Que ce n’est pas le cas ! Ou plutôt qu’ils sont trop influencés par une conception spectaculaire des échecs (avec des attaques, des sacrifices etc.). Mais il n’y a pas que cela.
LW : Nous allons te libérer. Tu as bien mérité un peu de repos. Mais avant cela une dernière question : quelles sont tes ambitions aux échecs et tes projets ?
RM : Mon ambition principale est de devenir Grand-Maître. J’ai déjà fait mes trois normes, mais mon classement n’atteint pas encore les 2500 points requis. C’est vraiment l’objectif immédiat. Et dès la semaine prochaine je joue à Saint Sébastien. Et puis comme j’ai 50 ans, je pense que j’arrêterai bientôt pour passer plus de temps encore avec ma famille.
LW : Merci Ramon. Encore bravo pour cette victoire bien méritée !
RM : Merci à vous.










